... en bref ...

Suppression de postes et de classes dans le Finistère

27 jan 2012 | 0 commentaire | Catégorie(s) : Education

J’ai appris avec stupeur le projet de suppression de 40 postes et de classes dans le Finistère, ainsi que de 18 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui assurent au quotidien le soutien des enfants en difficultés pédagogiques ou psychologiques.

Je comprends et partage la colère des parents, enseignants et syndicats, et m’associe à eux afin de dénoncer cette politique dont la seule finalité, comptable, consiste à faire des économies.

J’ai interpellé à ce propos l’Inspectrice d’Académie, l’exhortant à revenir sur cette décision qui aura pour conséquence de marginaliser plus encore qu’aujourd’hui les enfants en difficulté. Une nation ne s’enrichit jamais sur les décombres d’un système éducatif  à  l’abandon.

Mon communiqué sur l’Afghanistan

25 jan 2012 | 0 commentaire | Catégorie(s) : Non classé

La Nation honorera à Varces la mémoire des quatre soldats morts vendredi en Afghanistan. Nous témoignerons en cette occasion de notre solidarité fraternelle à leurs familles. L’engagement des militaires français en Afghanistan mérite le respect de tous. Quatre-vingt deux soldats ont défendu l’honneur de la France jusqu’au sacrifice suprême. Montrons-nous digne de leur mémoire.

Ce drame rappelle combien la nature de notre engagement militaire en Afghanistan a évolué depuis 2008. En quatre ans, les conditions de notre présence se sont considérablement dégradées, suite à un choix politique. Nicolas Sarkozy a imposé, seul, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et aligné notre stratégie afghane sur celle des Etats-Unis. De 1700 jusqu’alors, notre présence a été renforcée de près de 3000 soldats supplémentaires. A aucun moment, le changement de nature des missions n’a été concerté. Le Parlement a simplement été « informé » après coup.

En leur temps, le premier ministre Lionel Jospin et le président Jacques Chirac avaient incarné un consensus national en soutenant notre allié américain, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Il s’agit à l’époque de vaincre Al Qaïda et de reconstruire la paix en Afghanistan. Nicolas Sarkozy a, lui, semé la division en choisissant de privilégier les missions de guerre, plutôt que celles de sécurisation ou de formation. Il a aussi méprisé la démocratie en refusant d’engager au Parlement un débat sur les conditions de notre présence en Afghanistan. Pour que ce débat ait lieu, il a fallu que les députés socialistes déposent, le 8 avril 2008, une motion de censure contre le gouvernement, défendue par François Hollande. Il y a quatre ans, celui-ci dénonçait la « rupture » souhaitée par le chef des armées et ses « prolongements sur l’utilisation et même sur la sécurité de nos soldats ».

Le président Nicolas Sarkozy semble aujourd’hui affolé par les conséquences de ses mauvais choix d’alors. Les députés socialistes l’appellent à conserver son sang-froid et à faire face pour quelques semaines encore à ses responsabilités. Le souvenir de nos morts l’impose.

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